Persistance Retinienne & Effet Phi

pertinence.retinienne/ octobre 21, 2019/ Articles Techniques/ 0 comments

Je vous avais promis d’en parler dans l’article concernant la fréquence d’image, alors ça y est je me lance ! Aujourd’hui je vais vous présenter deux phénomènes visuels qui sont la base sur laquelle repose la technique cinématographique : la persistance rétinienne et l’Effet Phi.

Persistance Rétinienne

La persistance rétinienne est une phénomène optique assez connu et très simple. Lorsque notre oeil est ouvert une image s’imprime sur la rétine. Si nous fermons les yeux, il faudra un très court laps de temps avant que l’image ne disparaisse. C’est cela qu’on appelle la persistance rétinienne.

Si l’on projette des images les unes après les autres, en dessous d’une certaine fréquence, la persistance rétinienne nous permet de distinguer chaque image. Un mouvement ne sera donc pas considéré comme fluide.

A partir d’un certain seuil – environ 1/12ème de seconde – la fréquence sera trop élevée pour la persistance rétinienne. Le mouvement ne sera donc plus saccadé mais perçu comme continu car les deux images se « confonderont ».

Depuis le début du Cinéma, notre oeil s’est habitué à voir des vidéos en 25i/s. Si l’on va au delà, on ressentira la vidéo comme « trop fluide ». Faites le test avec une vidéo à 50 ou 100 images par secondes vous vous en rendrez vite compte. La persistance rétinienne n’est donc pas une valeur absolue. Elle peut être plus longue pour une image très lumineuse (souvenez-vous la dernière fois que vous avez regardez le soleil sans lunettes…). Si des images sont différentes et très contrastées les unes par rapport aux autres, il faudra bien évidemment augmenter la fréquence si l’on veut ne pas distinguer chaque image. La valeur de 12 images par secondes est donc le nombre minimum d’images nécessaires pour découper une ACTION en images fixes sans qu’on les perçoive comme une successions d’image.

L’effet Phi

L’effet Phi, moins connu que la Persistance rétinienne, est un phénomène qui permet l’existence de l’image animée. Son fonctionnement est très simple également. Si un même objet apparaît successivement à des endroits contiguës, notre cerveau traduit cela automatiquement comme un mouvement de l’objet .

Dans cet exemple, nous voyons un point jaune tourné, alors qu’en réalité ce ne sont que des points qui s’éclairent successivement. L’Effet Phi permet que, même saccadé, une successions d’images fixes se transforment en une action. La base du Cinéma !

Et la « Pertinence Rétinienne » ?

Je vois d’ici la question venir… Mais la pertinence rétinienne n’est pas une phénomène physique, mais un simple jeu de mot de votre serviteur ! Jeu de mot qui ne m’a pas facilité la tâche pour écrire cet article, j’avoue avoir été obligé de me corriger à chaque fois que j’écrivais persistance…

Q.

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